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LES MÉTROPOLES, UN TERREAU FERTILE POUR TOUS LES CRÉATEURS DE SERVICES !

La création des label Métropole French Tech démontre que l’Etat place, dans les Métropoles, ses atouts pour accélérer la création de services dans les territoires. Concrètement, ce label à pour objectifs de délivrer les ingrédients essentiels à la création de nouveaux services innovants aux créateurs locaux: la culture entrepreneuriale, les talents, la maitrise technologique et les financements. Mais comment mettre en musique cette volonté d’innovation dans les métropoles ? Qui sont les acteurs à connaitre pour créer un nouveau service dans la métropole la plus proche de chez vous ?

Les données sont au coeur du développement des nouveaux services. L’administrateur général des données de la collectivité est peut-être une des personnes à contacter. Retrouvez l’interview de Nathalie Vernus-Prost, administratice générale des données de la métropole de Lyon :

  • En quoi consiste la mission de l’administrateur général des données ?

« Elle se présente sous trois aspects. Déjà, veiller à une évolution en continu des infrastructures de collecte, de diffusion et de production de données. Deuxième point, identifier la manière de créer de la valeur sur le territoire à partir de ces données, en améliorant leur diffusion et leur exploitation, en lien avec les chefs de projet numérique de la métropole et les start-ups locales. Le troisième relève de l’animation de la communauté, nous passons notamment via notre outil de travail au quotidien, le TUBÀ, un espace ouvert dédié à la création des services publics de demain. Il nous permet de rencontrer les utilisateurs, de connaître leurs besoins et de travailler à la diffusion des données. J’y rattache le volet pédagogique : il y a un besoin d’acculturation, en interne, des collectivités. Même si au sein de la métropole l’acculturation est assez prégnante, il y a encore des marges. L’Etat est dans la même situation : Henri Verdier, l’administrateur général des données, a la même démarche. Ces trois volets concourent à construire une gouvernance de la donnée solide, au service d’un service public local de la donnée, mais toujours en lien avec les actions de l’Etat, de nos partenaires et de l’Europe évidemment. Cela reste une fonction nouvelle, qui évoluera au fil du temps. Nous travaillons actuellement à une consolidation de la gouvernance au sein de la direction de l’innovation et des SI et de la métropole plus globalement, nous collaborons aussi avec la direction de la prospective. »

  • Quels sont ses axes de travail ?

« Nous les avons découpés en trois volets. Le premier consiste à développer l’accès au patrimoine informationnel de la métropole, et donc à faire évoluer notre plate-forme. Les chantiers sont nombreux : version anglaise, y compris les métadonnées, car beaucoup de nos réutilisateurs sont de langue anglaise, notamment pour nos projets européens ; un moteur de recherche indexant les données mêmes [et pas uniquement les fichiers, ndlr] pour avoir une recherche plus fine ; l’historisation de nos données ; la qualité des données ; les nouvelles données de type capteur ; enfin une expérimentation à partir d’avril sur le big data, ses impacts organisationnels et sur l’infrastructure.

Second point, nous souhaitons accompagner la réutilisation des données par nos réutilisateurs, à travers le TUBÀ, par des hackathons, des challenges, des meet-ups… Nous avons aussi un projet avec la Fing baptisé MesInfos, et portant sur le “selfdata”, que nous allons essayer de valider. Il nous semble en effet important que les citoyens se rapproprient la connaissance des données et, au-delà, les réutilisent. Ce sont des entrepreneurs potentiels.

Nous menons ainsi une expérimentation avec des collèges, maintenant une compétence de la métropole, que nous voulons développer, et aussi les centres sociaux.

La troisième partie porte sur l’acquisition de données. Jusqu’à présent, nous étions plutôt sur des stratégies d’opportunités, c’est-à-dire que, dans le cadre d’un projet, comme Optimod’Lyon [sur les systèmes de transport, ndlr], nous développions un certain nombre de données, c’est un vrai levier. Nous avons aussi une approche plus stratégique sur les données de l’énergie. Nous participons avec la Caisse des dépôts à une étude sur ce sujet.

Nous souhaitons aussi travailler sur les données du “care” – santé et social -, car notre métropole prend en compte cette nouvelle compétence. Nous devons nous assurer que nous aurons des données ouvertes, en veillant à leur anonymisation. C’est un point qui revient dans le premier rapport de l’administrateur général des données.

Nous voulons aussi favoriser le crowdsourcing. Le projet européen Opticities comporte un volet rapatriement de données produites par les utilisateurs, comme le fait Waze. »

Vous êtes convaincus ? Alors participez au challenge de la Fête des services : Challenge #1 : Quels sont les services qui me faciliteraient la vie au quotidien dans la métropole (mobilité, travail, service écoresponsable, partage, etc.) ?

Pour retrouver l’intégralité de l’article sur la gazette des communes : ici

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