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LES ENJEUX DE L’OPEN INNOVATION

L’Open Innovation sera-t-il l’enjeu fort des entreprises de demain ? C’est en tout cas ce que l’Université de Berkeley annonce – par la voix du Professeur Henry Chesbourgh – depuis 2003. Avec à la clé de très nombreux gains estimés de productivité et d’efficacité.

A l’heure d’Internet, d’une transparence croissante et à un moment de l’histoire où les startups et Petites et Moyennes Entreprises très agiles peuvent plus aisément damer le pion à des Très Grandes Entreprises, ces dernières ont commencé à développer une politique d’Open Innovation. Le concept est simple – mais source de questions : il s’agit de créer une collaboration complémentaire entre grand groupe, petite structure voire institution. Au sein de laboratoires publics de recherche, les efforts sont mutualisés tandis que les cerveaux, en situation d’émulation, peuvent parvenir à dépasser des situations complexes.

Sur le papier, tout semble parfait : co-construction, émulation, association d’acteurs divers en vue d’un objectif commun. Toutefois, de nombreuses questions se posent : à qui appartiennent les résultats ? Comment s’assurer de la bonne volonté des participants ? Qui mettre autour de la table ? Comment prendre les décisions ?

Malgré ces questions, les Etats encouragent toujours plus cette politique. Par des avantages fiscaux notamment – avec des amortissements programmés pour les grands groupes qui s’engagent sur cette voix par exemple. Ou alors par la création d’espaces d’incubation, prenant sous leur aile des entreprises qui souhaitent s’associer.

« Pour promouvoir l’innovation ouverte, les échanges et partenariats fructueux entre entreprises, le gouvernement veut encourager l’investissement des grandes entreprises dans les PME innovantes », avait expliqué Fleur Pellerin, la ministre en charge des PME, de l’Innovation et de l’Économie numérique, le 5 novembre, lors de la présentation du Plan de soutien à l’innovation [source : La Tribune].

Aujourd’hui, ces engagements se traduisent pour les entreprises par une volonté toujours plus affichée.

« Ce qui intéresse les entreprises qui investissent dans des start-up, ce n’est pas le retour financier, mais l’accès à l’innovation », a martelé Denis Lucquin, directeur associé de la société de capital-risque Sofinnova Partners, au cours d’une table-ronde sur le capital-risque d’entreprise organisée à la fin de novembre par l’association PME Finance.

Et d’insister : « À chaque fois que des industriels ont souscrit à nos levées de fonds, c’était d’abord par intérêt stratégique, des groupes américains comme IBM peinant par exemple à cerner les innovations en Europe ».

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